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SORTIE DU JEUDI 20 janvier 2005 |
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Le jeudi 20 janvier 2005, nous avons proposé une journée à Paris. Certains étudiants du groupe 4 (Alicia, Ien et Jean-Paul) vont vous présenter la sortie: |
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"Notre professeur Alexandre a choisi heureusement le jour après la grève de la SNCF pour montrer une partie de Paris aux étudiants de l’Institut. A cause d’un accident, le train était en retard mais pas trop. Pendant le voyage, notre guide a fait un petit somme la bouche ouverte. Cependant, en arrivant à Paris, il s’est rapidement réveillé en pensant : « Quand on n’a pas de tête, il faut avoir des jambes ! ». D’un air décidé, il a dirigé le troupeau d’étudiants vers l’Opéra Garnier par le métro. Près de l’Opéra, à Paris-Story, il y a un spectacle multimédia qui présente Paris à travers ses 2 000 ans d’histoire. C’est un film qui montre surtout les beaux bâtiments de la vile et la vie de château de l’aristocratie parisienne d’antan. On peut aussi admirer l’architecture moderne, mais il n’y avait pas une seule phrase sur les banlieues. Comme guide, il y a un personnage très spécial : M. Victor Hugo. Mais la voix qui raconte toute l’histoire est la ville de Paris. |
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Après le film, nous avons eu presque une heure et demie pour déjeuner. Et aussi pour faire les soldes… Après le déjeuner, rendez-vous avait été donné devant l ‘Opéra Garnier. Alex, très pratique avec sa veste jaune, nous a montré la route vers le musée Nissim de Camondo, dans le 8ème arrondissement, où on trouverait une collection prestigieuse de meubles et d’objets du 18ème siècle. Là, une guide du musée nous a présenté la collection avec beaucoup d’enthousiasme, ce que l’on rencontre rarement. |
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On peut parler d’une œuvre d’art total : la maison Camondo, son jardin et les objets précieux forment une totalité, un tout équilibré. C’est grâce à la passion pour la beauté et à la confiance en la continuité des lieux que le musée de la famille Camondo existe. L e bâtiment et la collection ont été donnés à la République française pendant les années 30.Bien sûr, il y a eu du tragique aussi : la mort inattendue du fils Nissim durant la Première Guerre mondiale, et la déportation à Auschwitz de la famille de la fille. La façade du bâtiment ressemble à celle du Petit Trianon, cependant, à l’intérieur, on trouve tout le confort connu au début du 20ème siècle : ascenseur, monte-charge, plusieurs salles de bain (dont les couleurs sont celles de l’Art Nouveau et les plomberies ressemblent à des sculptures modernes), communication entre les différents étages, électricité. Le maître de maison avait pris en considération son équipe de domestiques. Chacun avait sa chambre privée, pas au sous-sol mais au dernier étage. La grande cuisine était claire et facile à ventiler. Le four moderne, immense au milieu de celle-ci, ergonomiquement placé - bien que le terme d’ergonomie ne fût connu que plus tard. La salle à manger du personnel n’avait pas de fenêtre, toutefois elle était joliment boisée et le service utilisé par les domestiques de bonne qualité. |
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La visite aurait sûrement été moins profitable sans une guide qui connaissait parfaitement son métier. Grâce à son savoir, elle a fait vivre la maison et le 18ème siècle. Elle nous a fait connaître toute la famille et ses destins : « Je vais vous montrer… Regardez çà… Voilà les effets de la lumière sur le tapis…Imaginez la vie d’ermite du père après la mort de son fils… ». Nous pouvions imaginer sans peine la maison vivante comme Marcel Proust aurait pu la peindre dans A la recherche du Temps perdu. La guide aurait pu être ennuyeuse et théorique ; au contraire, elle a su rendre l’histoire vivante. Après la visite du musée, chacun a pu faire comme il le voulait. Ien nous donne son témoignage : « Je me décidais à chercher une grande librairie, ce que j’aime, comme certains professeurs aiment la chocolaterie (n’est-ce pas Séverine …). En train de me promener vers l’île de la Cité, je suis tombée par hasard sur la grande manifestation des fonctionnaires et des enseignants tout au long du boulevard Haussmann. J’ai regarder défiler les syndicalistes pendant presque une heure. Pour moi, c’était la meilleure partie de la sortie : l’expérience de la couleur locale, qui était en même temps l’histoire de Paris vivante ! » |