Sortie du 21 Avril 2005 |
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Château et artisanat français (commentaire écrit par Bert et Baukje ) |
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« Chaque troisième jeudi du mois, c’est le bonheur ! Les étudiants de l’Institut, avec quelques professeurs, font une excursion. Finies les dictées difficiles ! Effacé l’ennui de la grammaire ! C’est un jour sans effort pour les étudiants ! (les professeurs signalent qu’ils ne sont pas tout à fait d’accord …). |
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Ce jour-là, l’autocar nous a amenés dans la campagne de Vaux-le-Vicomte. Il faisait beau. Le ciel était bleu et les champs de colza étaient jaunes, presque la couleur d’or sous le soleil brillant. A 10h00, nous sommes arrivés au château. |
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En 1641, un jeune parlementaire de 26 ans, Nicolas Fouquet, avait acheté cette seigneurie. Quinze ans plus tard, Fouquet devenu Surintendant des Finances, on pouvait voir un chef-d’œuvre unique : un château et un jardin parmi les plus beaux de France. Fouquet avait choisi l’architecte Le Vau, le décorateur Le Brun et le jardinier-paysagiste Le Nôtre pour réaliser ce château magnifique et les beaux jardins de 33 hectares. |
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Le 17 août 1761, Nicolas Fouquet, entouré de ses écrivains (Molière, La Fontaine), avait organisé une grande fête à laquelle il avait invité Louis XIV et sa mère qui voulaient voir les derniers embellissements du château. C’était une grande fête, préparée par son intendant Vatel, avec une comédie-ballet écrite et jouée par Molière, suivie d’un feu d’artifice. Cette splendeur était trop pour le roi qui n’aimait pas un château plus beau que le sien. Il était jaloux. Quinze jours après, Fouquet était arrêté, condamné au cachot à vie et sa femme exilée. Les motifs de jugement étaient douteux mais, comme l’écrit La Fontaine : « la raison du plus fort est toujours la meilleure »… Après cela, Le Vau, Le Brun et Le Nôtre ont été priés par le roi de venir décorer le château de Versailles. On peut donc considérer Vaux-le-Vicomte comme un laboratoire de Versailles.
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L’après-midi, après une longue pause qui a permis à chacun de bien se reposer, nous sommes repartis en bus et nous avons pris une petite route bordée d’arbres qui nous a menés à un petit village ravissant, Soisy-sur-Ecole. Nous avons visité une verrerie d’art où une guide nous a expliqué le soufflage du verre et comment les verres artisanaux sont fabriqués, avec les mêmes gestes qu’il y a 2000 ans. On utilise toujours cannes, mailloches, fers à trancher et moules en bois. Le résultat est une collection de lampes, d’assiettes, de vases, de bols, de couleurs magnifiques et brillantes. |
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Après ces deux visites, nous nous sommes reposés dans le jardin de la verrerie avec les arbustes et les fleurs du printemps : les violettes, les primevères, les lilas. Dans l’autocar qui nous a ramenés à Rambouillet, tout le monde était très content et satisfait d’avoir passé une journée si agréable. C’était une expérience à ne pas manquer. Et tous, comme Bert, ont « bien dormi cette nuit-là » ! |
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